Le Monde après mon grand-père

Céline Cousteau

Il nous a quittés il y a vingt-trois ans, mais son souvenir reste intact dans nos mémoires. Le commandant Cousteau nous a dévoilé les merveilles d'un univers jusque-là inaccessible et a fait parler le monde du silence. Aujourd'hui, nous menons notre planète à la destruction. Face à l'urgence, Céline Cousteau, sa petite-fille, reprend le flambeau. Dans ce livre, elle se souvient des moments avec son grand-père et raconte la puissance des sensations de l'enfance. A l'âge de 9 ans, elle a participé à l'expédition amazonienne sur la Calypso. Elle a côtoyé les hommes de la jungle. Adulte, elle y est retournée. Pour s'y ressourcer, mais aussi pour dénoncer l'extinction de la forêt qui se poursuit sous nos yeux. Voyageant au gré de sa mémoire comme elle parcourt le monde, Céline Cousteau nous emmène de l'Amazonie à la Patagonie, de la terre à la mer, de la jungle aux cages à saumon... Un vibrant hommage à la terre et au « Captain Planet ». Lire la suite

192 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 135x215

Il nous a quittés il y a vingt-trois ans, mais son souvenir reste intact. Le commandant Cousteau nous a dévoilé les merveilles d'un univers jusque-là inaccessible et a fait parler le monde du silence. Aujourd'hui, nous menons notre planète à la destruction. Face à l'urgence, Céline Cousteau, sa petite-fille, reprend le flambeau. Dans ce livre, elle se souvient des moments avec son grand-père et raconte la puissance des sensations de l'enfance. Voyageant au gré de sa mémoire comme elle parcourt le monde, Céline Cousteau nous emmène de l'Amazonie à la Patagonie, de la terre à la mer, de la jungle aux cages à saumon... Outre un vibrant hommage au « Captain Planet », Céline Cousteau nous livre une captivante réflexion sur l'avenir de la Terre.

Chapeau

Pour la planète, l'homme est à la fois le mal et le remède. Voilà qui ne doit pas nous désespérer mais nous inspirer.

Interview

J'ai toujours pensé que la Terre ne nous appartenait pas, c'est nous qui appartenons à la Terre », écrivez-vous. Pensez-vous que l'humanité est en train d'en prendre conscience ?
Si nous voulons vivre – et pas seulement survivre –, nous devons davantage être conscients que tout ce que nous faisons sur cette planète compte. Le recyclage n'est pas important uniquement en tant que processus, mais parce qu'en triant nos déchets, nous faisons tous un même geste qui crée un mouvement commun. Ce geste nous unit non seulement dans une action, mais aussi dans la conscience. Prendre conscience que nous appartenons à la terre, c'est appliquer cette conscience à plus d'actions, l'étendre au-delà de notre périmètre personnel et de notre zone de confort. Malheureusement, nombreux sont ceux qui n'ont pas encore compris que nous appartenons à la planète. On se sert de nos ressources sans rendre à la Terre ce qu'elle nous donne – on voit en elle un terrain de jeux, une source de consommation inépuisable. En consommant des fruits et légumes qui ne sont pas de saison par exemple, on veut qu'elle se plie à nos besoins, mais nous ne laissons pas la nature reprendre son souffle. Mais je perçois aussi autour de moi une envie de comprendre notre place sur cette planète, une recherche d'appartenance à un tout… Si on prend conscience que nous appartenons à la Terre, nous trouvons une raison d'être.

L'avenir de la planète est un sujet souvent perçu comme « anxiogène », suscitant même parfois un certain rejet. Est-il possible, d'après vous, d'appréhender ce sujet « positivement » ?
Je comprends ce sentiment : l'avenir n'est pas garanti, semble incertain. On préfère fuir nos responsabilités, ou remettre le sujet à « demain ». Pour proposer et accepter une approche positive, il faut d'abord croire que le futur vaut la peine d'être vécu ! Ce n'est pas en niant les mauvaises nouvelles que celles-ci disparaissent. Renversons notre manière de voir le monde en cherchant et soutenant d'abord les solutions et les initiatives qui marchent. Les militants écologiques et humanitaires sur le terrain sont nombreux : soutenons-les et rejoignons-les. Le sentiment de faire partie d'un « tout » donne de l'énergie et permet une approche positive d'un sujet souvent très lourd.

Des drames écologiques médiatisés nous alarment régulièrement (incendies en Amazonie, « continent de plastique » dans l'océan…) sans que nous ne fassions toujours un lien direct avec nos modes de vie. Comment faire ce lien, justement ?
La question est plutôt « pourquoi » on ne fait pas ce lien ? Le plastique existe parce qu'on le consomme : c'est donc bien à cause de nous qu'il termine dans les océans. Les incendies en Amazonie sont délibérément allumés pour permettre l'élevage du bétail ou l'exploitation de cultures de soja et d'huile de palme. Nous sommes tous des consommateurs : pas seulement une personne, un pays, une culture en particulier. Face à ces drames, cessons de blâmer « les autres ».

S'il est connu et admiré d'un grand nombre de gens, le Commandant Cousteau l'est moins des jeunes générations. Comment le leur décririez-vous en quelques mots ?
Il était un pionnier, un aventurier, quelqu'un qui a osé pousser les limites du possible dans la découverte de la mer, de la planète, et qui savait s'entourer des bonnes personnes pour l'aider à réaliser ses rêves. Son caractère et sa détermination lui ont permis de vivre une vie unique d'explorateur. Grâce à lui, beaucoup d'autres ont pu eux aussi réaliser leurs rêves.

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